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Fiche détaillée

Anthologie - 1865-2018
par Frédéric Saenen

Anthologie - 1865-2018
Synopsis

Ce numéro de la Revue Générale est exceptionnel à plus d’un titre.

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  • 22.00 €

Ce numéro de la Revue Générale est exceptionnel à plus d’un titre. Tout d’abord, parce qu’il témoigne de la présence centrale occupée depuis 1865 dans le paysage intellectuel belge – osons ces deux adjectifs, si audacieux paraissent-ils à l’ère de l’intelligence artificielle et des fragmentations communautaristes – par une revue.

Une revue, c’est-à-dire un carrefour, un point de rencontre avec ses convergences et ses divisions, sa circulation soumise à des accélérations et des ralentissements mais toujours fluide au final, sa dynamique propre et ses tensions que la culture de l’échange finit par résoudre, son respect de la tradition et ses échappées belles, les rigueurs de son exigence et ses libertés grandes.

Composer cette anthologie passe par un travail d’exhumation qui révèle un authentique trésor textuel. Car répondant à sa vocation première de se distancier de l’actualité brute (bonne pour la gazette) et s’offrant le luxe de prendre un certain recul, la Revue Générale a surplombé tous les champs disciplinaires importants de notre civilisation : politique bien sûr, littérature, beaux-arts, droit, économie, sciences et techniques, éthique…

Aucun sujet, aucune question, aucun débat d’idées n’échappera à son intérêt ni à sa vigilance.

Voilà pourquoi disposer d’une telle cartographie de notre histoire constitue aussi un véritable bien commun dont il s’agissait de redonner la mesure au public.

Et puis ce florilège réserve son lot de surprises, en matière de thèmes abordés comme de signatures rencontrées : ce sont ici des pages très engagées de l’historien Kurth sur le sort inhumain réservé aux Amérindiens par le colons ; là, un texte critique du jeune Robert Denoël quand il n’était pas encore l’éditeur de Céline ; ailleurs, un portrait de Brassens attablé dans quelque bistroquet bruxellois, de Simenon conférençant à Liège, de Jacqueline Harpman soumise à la maïeutique des questions de Monique Verdussen… Malgré l’adoption d’une présentation par ordre chronologique, les événements majeurs ne sont pas les seuls jalons retenus. Certes, Paul Struye abordera avec courage les outrances de la répression sur les collabos au sortir de la Seconde Guerre mondiale et, en décembre 1963, Jacques Franck parlera évidemment de J.-F. K. (par la bande, cependant) ; mais un frêle arbuste chinois, l’éloge de la lenteur en lecture ou le portrait d’une ménagère succombant à l’extase consumériste des premiers grands magasins suffiront aussi de prétexte à regard, à réflexion.

Frédéric Saenen

(extrait de la Présentation), Rédacteur en chef.

Anthologie - 1865-2018

  • 318 pages
  • Dimensions : 155x240 mm
  • Type : Imprimé
  • Couverture : softcover
  • Poids : 1000
  • ISBN : 978-2-87593-191-7
Extrait en PDF
  • Anthologie - 1865-2018
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Frédéric Saenen

Frédéric Saenen vit à Liège. Il a étudié la philologie romane à l'ULg, avant d'y travailler comme chargé d'enseignement en français – langue étrangère au sein de l'ISLV. Son œuvre a d'abord été poétique, de Seul tenant (1998) à Qui je fuis (2003), ses deux principaux recueils. « Je suis de forme et pas de fond » annonce-t-il dans l'un de ses premiers textes. En effet, l'auteur affectionne tout ce qui rend sensible la matière sonore du langage et son écriture ne cesse d'être traversée par la performance orale.

L'œuvre de Céline – sur lequel Frédéric Saenen a réalisé son mémoire de licence – constitue indubitablement une source vive et une force motrice du projet esthétique de l'auteur et de sa réflexion sur le langage. Sa poésie n'est pas pur jeu verbal cependant ; elle recèle toujours une profondeur insoupçonnée derrière le ludisme de surface et nourrit la part obscure et féroce d'un regard sans concessions, sur le monde comme sur l'intime.

Plus récemment, Frédéric Saenen s'est consacré à l'écriture de textes brefs en prose (Quatre femmes, 2010), mais a aussi développé une intense activité de critique dans de nombreuses revues spécialisées. Il vient de publier un Dictionnaire du pamphlet (éd. Infolio) très remarqué. Son activité littéraire est enfin celle d'un animateur, fidèle à l'esprit collectif et joyeusement franc-tireur de la tradition liégeoise : il a participé au Big Band de Littérature féroce (2000-2001) et a co-dirigé la revue Jibrile (2003-2006).

(François Provenzano)

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