L'œuvre de Camille Lemonnier (1844-1913) est monumentale. Romans, nouvelles, mémoires, textes sur l'art : son apport à la littérature française du tournant du XIXe siècle est considérable.
Disponibilité: En stock
« L'œuvre de Camille Lemonnier (1844-1913) est monumentale. Romans, nouvelles, mémoires, textes sur l'art : son apport à la littérature française du tournant du XIXe siècle est considérable et largement méconnu, peut-être parce que la France, qui l'avait fêté de son vivant, ne l'a pas suffisamment conservé dans son patrimoine littéraire. En cette année du centenaire de la mort de l'auteur, il s'est imposé, tandis que Philippe Roy lui consacrait sa première biographie d'ample envergure (parue aux mêmes éditions), d'exhumer la part de son œuvre créatrice devenue pratiquement introuvable. Il s'agit des très nombreuses fictions courtes qu'il avait publiées dans les périodiques les plus divers, en Belgique et en France, et qu'il n'avait jamais réunies en volume. Jacques Detemmerman et Gilbert Stevens se sont chargés de ce travail d'archéologues des lettres et ont de la sorte porté au jour un gisement ignoré, dont bien des pages rivalisent avec les meilleures de celles dont l'auteur lui-même avait garanti la pérennité. Dans sa préface, André Guyaux, professeur à la Sorbonne, éclaire et souligne l'intérêt et la qualité de cette pêche miraculeuse, inscrite désormais dans le cadre d'une œuvre majeure, que l'on a le plaisir, cent ans après la disparition de Lemonnier, de mesurer à sa juste dimension. »
Camille Lemonnier (1844-1913) est le fils d’un avocat à la Cour d’appel de Bruxelles et de Marie Panneels, d’origine flamande. Il se marie avec Julie Brichot, dont il divorce en 1882, pour se remarier en 1883 avec Valentine Collart, la nièce de l’auteur Constantin Meunier. Camille Lemonnier effectua ses études secondaires à Bruxelles, avant d’entamer un cursus de droit à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Il fut ensuite employé au Gouvernement provincial mais démissionna rapidement pour se consacrer à la critique. En 1864, il fait partie de la vingtaine d’auditeurs venus assister à une conférence de Charles Baudelaire à Bruxelles. De 1888 à 1895, il s’installa à Paris et collabore au Gil Blas (où il donne des contes). En 1905, un banquet lui fut offert à Paris, à l’occasion de la publication de son cinquantième ouvrage. Lemonnier fut un auteur prolixe, certainement l’un des plus importants de l’histoire littéraire. Son roman Quand j’étais homme, cahiers d’une femme (1907) est en avance sur son temps, il soulève de manière pertinente la question du genre. Camille Lemonnier s’éteint à Bruxelles en 1913 des suites d’une opération chirurgicale.
En savoir plus
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Tout en usant de sa plume naturaliste pour décrire la violence des hommes, Camille Lemonnier interroge la construction des identités sexuées. Résolument actuel, Quand j’étais homme, cahiers d’une femme permet ainsi de (re)découvrir Lemonnier sous un nouvel angle, qui l’émancipe de la simple étiquette de « Zola belge ».