Claude Haumont a été prolifique, il laisse des centaines d’inédits conservés aux Archives et Musée de la Littérature (AML). Les Cent poèmes d’amour que les éditions Samsa publient ici sont extraits de ces inédits merveilleux.
Disponibilité: En stock
Ton corps fragile se descelle de l’ombre dorée
Et tu viens vers moi avec tous tes sens ouverts
Comme les portes brunes d’une maison parfumée
Tu portes la lampe de l’espérance multicolore
Qui chasse les fantômes de l’impermanence
Tes yeux sombres font le tour des choses agitées
Les soleils de tes mains se posent sur ma peau
Qui recueille leurs rayons chaleureux
Comme l’eau des rivières de la raison
Dans le combat inégal qu’ils se livrent
L’amour ne l’emportera pas sur la mort
Mais la vie en est tout éblouie…
Claude Haumont est un écrivain, poète et plasticien belge né à Jemappe en 1936, décédé à Bruxelles en 2009. Il rencontre Jean Amrouche durant un séjour dans le Haut Valais pour peindre et écrire. La Kabylie et sa culture sont et resteront chères à son cœur. Il est engagé en 1964 chez Marabout. Sa rencontre avec Achile Chavée en 1965 est déterminante. Il devient un adepte du « hasard objectif » cher à André Breton. Il intègre alors les Artistes de Thudinie et restera un collaborateur fidèle du fondateur de cette association, Roger Foulon. Comme peinte, il exposera régulièrement avec d’autres artistes, non seulement en Belgique mais aux USA. Il collabore ensuite avec l’éditeur suisse Pierre-Marcel Favre, et publie chez ce dernier Tout savoir sur l’eau en 1989. La poésie, et plus spécifiquement la prose poétique, font parler de lui. Il publie au Daily Bul son Hors venu et son Trom. Il obtient le prix Charles Plisnier en 1993 pour Le Hors venu. Il publie l’année suivante Pour une enfance abandonnée. Claude Haumont a été prolifique, il laisse des centaines d’inédits conservés aux Archives et Musée de la Littérature (AML). Les Cent poèmes d’amour que les éditions Samsa publient ici sont extraits de ces inédits merveilleux.
En savoir plus
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les diplomates sont rarement maîtres tailleurs. Ils préfèrent rapiécer. En l’occurrence, ils commencèrent par mettre des pièces avant que d’y aller avec les grands ciseaux. En 1814, ils ont accommodé à leur goût les provinces du Hainaut et de Namur – on se demande bien pourquoi – mais l’année suivante ils se ravisent et remettent le tout dans son état primitif.
L’appétit de la Prusse incite ses alliés à la contrecarrer de leur mieux ; aussi, pour l’éviter sur la Meuse, quelques lambeaux de la Saxe et de la Pologne lui sont-ils tendus.
Et c’est ainsi que les diplomates, faisant alterner les sourires et les froncements de sourcils, arrivent à confectionner le nouveau royaume. À un détail près. Comme ils n’en viennent pas à bout, ils font de Moresnet, le patelin contesté, une zone neutre, abandonnant aux chancelleries le soin de trouver une solution.