On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
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Les mots sont décevants et, pourtant, on passe notre temps à les torturer. On les dispense à qui veut bien les entendre. On enchaîne les syllabes qui, à elles seules, ne signifient rien, mais qui, bout à bout trouvent leur sens. On chuchote, on parle, on crie, des mots. On les utilise à l’envers ou à bon escient. On confond deux termes similaires ou on en éructe deux qu’on croit différents. On en préfère certains au détriment d’autres qu’on ne trouve pas assez pertinents. On en choisit d’obscures pour montrer à quel point on est intelligent. Ils s’écoulent de nos bouches comme des rivières et, pourtant, ils ne nous satisfont jamais. En fait, on aimerait en dire davantage que « je t’aime » ou « je te hais ». On ressent bien plus que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
Lilou Verdussen est une jeune étudiante en Sciences de l’éducation et de l’Enseignement, professeure de Sciences humaines. Elle est polie, souriante, motivée et créative. Elle vit à Mons mais, surtout, elle écrit et participe à des déclamations.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?