Cet ouvrage, très personnel, mêle intimement sciences, littérature, musique, et des observations qui rappellent parfois les récits de voyage. Au final ce livre inclassable, entremêle sciences sociales, fragments de littérature, et une philosophie où les questions seraient reines.
(préface de Arnaud Ruyssen)
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Que se passe-t-il dans la tête d’un chercheur en écologie et société confronté à l’état du monde comme il est ?
Ce livre original fait le pari de partager l’expérience singulière de l’un de ces chercheurs en réponse à cette question.
Edwin Zaccai décrit avec franchise et sensibilité de multiples situations quotidiennes qui ébranlent les recommandations et les principes souvent affirmés.
De nombreux lecteurs se reconnaitront dans la formulation de ces doutes et la matérialisation de ces contradictions ordinaires.
L’auteur nous confie ici délicatement les aléas de sa quête de vérité qui l’amène successivement sur les rivages du changement climatique, de l’émerveillement face à la nature, des inégalités sociales omniprésentes, du rapport envahissant aux médias, pour finalement interroger la recherche et la connaissance elles-mêmes.
« Le scientifique délaisse ici sa parole d’expert pour laisser parler ses émotions, partager ses doutes avec humilité et une forme de tendresse pour ses contemporains. » Arnaud Ruyssen
Edwin Zaccai est docteur en sciences de l’environnement, ingénieur civil physicien et licencié en philosophie. Professeur à l’Université Libre de Bruxelles, il est émérite depuis 2020. Il est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages académiques sur des questions environnementales. Plus récemment il a publié une pièce de théâtre et un essai aux éditions Samsa.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
C’est par elles que je parle quand j’écris. Je parle le poème dans ma tête avant de le coucher sur le papier. Alors mon « je » se multiplie. Mon « je » devient une multitude d’autres « je ». Les tiens, les miens. Et tous ces « je » papillonnent en battant des ailes. Flop ! Flop ! Ils s’envolent. Ils se posent dans le calice des fleurs. Flop ! Flop ! Sur l’aiguille des hautes herbes. C’est dire que je n’écris pas des pattes de mouche, mais des pattes de papillon !
(Étienne Leclercq)