Dayez s’intéresse, cette fois, à la justice pénale en tant que système. Façon de boucler la boucle en examinant les traits fondamentaux de tout l’édifice, ses lignes vectrices, et ce dans un double but : d’une part, montrer que, derrière leur apparente évidence, aucun des sacro-saints principes de droit ne va de soi et qu’ils comportent tous une face cachée préjudiciable aux personnes. D’autre part, esquisser ce qui pourrait leur représenter une véritable alternative.
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On reproche en général à la justice d’être lente, chère et complexe. Si ces reproches sont en grande partie fondés, il ne s’agit là toutefois que de ses moindres défauts ! Car, beaucoup plus essentiellement, notre justice pénale est inégalitaire, discriminatoire, et sacrifie tous ceux qu’elle juge à des principes abstraits qui passent au-dessus des têtes. En optant pour la prison pour des raisons toutes théoriques, elle se contente d’une efficacité purement symbolique et se rend indifférente aux conséquences réelles qu’elle engendre.
Est-il possible de se sortir de ce qui a pris au fil du temps figure d’impasse ?
Après s’être appesanti dans ses précédents opus sur le rôle de chacun des acteurs de justice, puis décortiqué « les quatre vérités » du procès pénal, l’auteur s’intéresse, cette fois, à la justice pénale en tant que système. Façon de boucler la boucle en examinant les traits fondamentaux de tout l’édifice, ses lignes vectrices, et ce dans un double but : d’une part, montrer que, derrière leur apparente évidence, aucun des sacro-saints principes de droit ne va de soi et qu’ils comportent tous une face cachée préjudiciable aux personnes. D’autre part, esquisser ce qui pourrait leur représenter une véritable alternative.
Bruno Dayez est avocat au barreau de Bruxelles depuis 1982. Auteur de très nombreux articles et ouvrages, il n’a eu de cesse pendant quatre décennies de se livrer à une analyse critique de toutes les facettes de la justice répressive.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les diplomates sont rarement maîtres tailleurs. Ils préfèrent rapiécer. En l’occurrence, ils commencèrent par mettre des pièces avant que d’y aller avec les grands ciseaux. En 1814, ils ont accommodé à leur goût les provinces du Hainaut et de Namur – on se demande bien pourquoi – mais l’année suivante ils se ravisent et remettent le tout dans son état primitif.
L’appétit de la Prusse incite ses alliés à la contrecarrer de leur mieux ; aussi, pour l’éviter sur la Meuse, quelques lambeaux de la Saxe et de la Pologne lui sont-ils tendus.
Et c’est ainsi que les diplomates, faisant alterner les sourires et les froncements de sourcils, arrivent à confectionner le nouveau royaume. À un détail près. Comme ils n’en viennent pas à bout, ils font de Moresnet, le patelin contesté, une zone neutre, abandonnant aux chancelleries le soin de trouver une solution.