Cet ouvrage inspirera largement Albert Camus, tant pour la forme que pour le contenu, pour la rédaction de son roman La peste.
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En 1720, une terrible épidémie de peste frappe la ville de Marseille décimant plus de la moitié de ses habitants. La population fuyant la ville répand la maladie dans toute la Provence. Au bout de plusieurs mois, l’épidémie s’éteint, sans raison apparente.
À Londres, le journaliste Daniel Defoe (auteur de Robinson Crusoé), devant cette actualité dramatique trouve qu’il serait opportun de rédiger un ouvrage consacré à la grande peste qui frappa Londres en 1665, quelques 60 années auparavant, lorsqu’il était enfant. Au bout d’une enquête minutieuse, sur base de témoignages et de documents, il publie un récit, rédigé à la 1ère personne, mettant en évidence les ressemblances entre les évènements de Londres et de Marseille. Il intitule cette chronique Journal de l’année de la peste.
Cet ouvrage inspirera largement Albert Camus, tant pour la forme que pour le contenu, pour la rédaction de son roman La peste.
En 2020-2021, nous ne pouvons que constater les mêmes parallèles troublants avec la pandémie de covid-19. L’humanité est demeurée la même et toutes les épidémies se ressemblent dans les diverses phases de leurs développements et de leur disparition.
Jean-Claude Idée est un homme de théâtre aux multiples facettes : enseignant, metteur en scène, metteur en ondes, auteur, adaptateur. En 1989, il fonde le Magasin d’Ecriture Théâtrale dont la mission est d’aider à l’émergence des littératures théâtrales contemporaines. En 2012, il crée les Universités Populaires du Théâtre dont l’ambition est de rendre la Raison populaire.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les diplomates sont rarement maîtres tailleurs. Ils préfèrent rapiécer. En l’occurrence, ils commencèrent par mettre des pièces avant que d’y aller avec les grands ciseaux. En 1814, ils ont accommodé à leur goût les provinces du Hainaut et de Namur – on se demande bien pourquoi – mais l’année suivante ils se ravisent et remettent le tout dans son état primitif.
L’appétit de la Prusse incite ses alliés à la contrecarrer de leur mieux ; aussi, pour l’éviter sur la Meuse, quelques lambeaux de la Saxe et de la Pologne lui sont-ils tendus.
Et c’est ainsi que les diplomates, faisant alterner les sourires et les froncements de sourcils, arrivent à confectionner le nouveau royaume. À un détail près. Comme ils n’en viennent pas à bout, ils font de Moresnet, le patelin contesté, une zone neutre, abandonnant aux chancelleries le soin de trouver une solution.