La scène se déroule à Guayaquil le 26 juillet 1822 lorsque le Général José de San Martín, le Protecteur du Pérou, et le Général Simón Bolívar, le Libérateur du Nord, se réunissent à huis clos afin de décider qui va finaliser la libération de l’Amérique du Sud après trois siècles de domination espagnole, et plus précisément qui va chasser les derniers Espagnols de la partie andine du Pérou jusqu’à La Paz.
Il y également trois autres personnages, deux militaires de Bolívar et un militaire de San Martín. Toute l’action se déroule dans la bibliothèque de l’ex-gouverneur espagnol de Guayaquil.
Alan Riding est né à Rio de Janeiro au Brésil le 8 Décembre 1943. Auteur et journaliste britannique, il a été correspondant étranger pour le New York Times, et plus récemment, basé à Paris, correspondant culturelle européenne. Son dernier livre traite de la vie culturelle à Paris occupée par les nazis.
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Les diplomates sont rarement maîtres tailleurs. Ils préfèrent rapiécer. En l’occurrence, ils commencèrent par mettre des pièces avant que d’y aller avec les grands ciseaux. En 1814, ils ont accommodé à leur goût les provinces du Hainaut et de Namur – on se demande bien pourquoi – mais l’année suivante ils se ravisent et remettent le tout dans son état primitif.
L’appétit de la Prusse incite ses alliés à la contrecarrer de leur mieux ; aussi, pour l’éviter sur la Meuse, quelques lambeaux de la Saxe et de la Pologne lui sont-ils tendus.
Et c’est ainsi que les diplomates, faisant alterner les sourires et les froncements de sourcils, arrivent à confectionner le nouveau royaume. À un détail près. Comme ils n’en viennent pas à bout, ils font de Moresnet, le patelin contesté, une zone neutre, abandonnant aux chancelleries le soin de trouver une solution.