On y évalue le prix à payer pour tenter d’infléchir le destin, que ce soit dans une luxueuse résidence de bord de mer en Espagne, le square Notre-Dame de l’Île de la Cité à Paris, ou sur la terrasse d’une villa huppée, dans le sud de la France.
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Placé sous le signe du plus français des écrivains argentins, Julio Cortázar, l’un des maîtres du genre, ce recueil de nouvelles écrites au féminin renvoie aux mêmes obsessions : le hasard, véritable deus ex machina de nos vies, la cruauté de l’existence, l’impérieuse nécessité d’écrire. Les piscines (on en parle beaucoup), la Mort (omniprésente), la famille toxique (souvent le fil conducteur) sont autant de facettes d’un prisme apparemment séducteur. On y évalue le prix à payer pour tenter d’infléchir le destin, que ce soit dans une luxueuse résidence de bord de mer en Espagne, le square Notre-Dame de l’Île de la Cité à Paris, ou sur la terrasse d’une villa huppée, dans le sud de la France.
Annie Massacry est née à Saint-Denis-du-Sig en Algérie. Après des études de langue et civilisation espagnoles à la Sorbonne et une carrière de professeur, elle se consacre à l’écriture. Après l’épopée et la veine hispanique dans Nos vies sont des rivières (2015), le roman naturaliste à la française avec Les épopées tranquilles (2017), elle dévoile, avec Julio et moi (2019), une nouvelle facette de son talent : son style, brillant, rappelle les épistoliers du XVIIIe siècle. Elle publie ensuite Angola, entre les brumes de nos mémoires (2020), où son art de conteuse flirte avec Joyce, Faulkner et Borges. En 2023 elle nous tisse, avec À l’ombre des volcans, une intrigue policière surprenante, et un recueil de nouvelles avec Tandis qu’elle agonise, en 2024. Il faut lire Annie Massacry !
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Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
C’est par elles que je parle quand j’écris. Je parle le poème dans ma tête avant de le coucher sur le papier. Alors mon « je » se multiplie. Mon « je » devient une multitude d’autres « je ». Les tiens, les miens. Et tous ces « je » papillonnent en battant des ailes. Flop ! Flop ! Ils s’envolent. Ils se posent dans le calice des fleurs. Flop ! Flop ! Sur l’aiguille des hautes herbes. C’est dire que je n’écris pas des pattes de mouche, mais des pattes de papillon !
(Étienne Leclercq)