La culture est une question d’affinités électives, de politique, pas d’algorithmes, d’institutions, de tableaux excel, de cases à cocher…
On projette de placer des cages Faraday à l’entrée des salles de classes pour museler les smartphones, au lieu de construire des bibliothèques avec les jeunes. Ce sont en fait ces jeunes qu’on enferme dans des cages. La bêtise est consommée.
Disponibilité: En stock
À l’instar de Jordi Savall qui, en 2014, envoyait une lettre ouverte à son ministre de la Culture en Espagne, afin de l’alerter sur les diverses régressions subies en matière culturelle, voici une lettre ouverte sous forme de plaidoyer pour le Livre, qui tente de mettre en garde sur les dérives politiques et institutionnelles qui, depuis des décennies, conduisent insidieusement à l’érosion de la chaîne du Livre, voire à sa disparition à terme, paradoxalement au sein d’une surproduction déraisonnable nourissant surtout le pilon… Ce qui était pointé par Jordi Savall pour la Culture espagnole reste tout à fait pertinent aujourd’hui pour la Culture en Belgique, voire pour l’Europe, en tout cas pour le Livre. Le niveau culturel, celui de la pensée et de la recherche, s’effondre au profit du folklore, de l’amusement, du fait divers.
Que faisons-nous au juste en supprimant les soutiens à l’édition créative ? Alors que les rédactions littéraires disparaissent dans les médias, où on abandonne des animateurs qui diffusent de la bonne humeur, peut-être pour faire oublier au citoyen un monde à feu et à sang. Le penseur est en vacances, ou à la pension (plus de journaliste, trop cher !). Il n’y a plus que 60 librairies indépendantes en Belgique ! Comment en sommes-nous arrivés là ? La culture est une question d’affinités électives, de politique, pas d’algorithmes, d’institutions, de tableaux excel, de cases à cocher…
On projette de placer des cages Faraday à l’entrée des salles de classes pour museler les smartphones, au lieu de construire des bibliothèques avec les jeunes. Ce sont en fait ces jeunes qu’on enferme dans des cages. La bêtise est consommée.
Christian Lutz est né à Léopoldville (actuelle Kinshasa) de parents luxembourgeois. Philosophe, il a bourlingué comme Diogène (New York, Moscou, Athènes…) sur l’ensemble de la planète, avant de devenir éditeur à Bruxelles, la capitale de l’Europe et de l’Otan, où il a fondé et dirigé les éditions Le Cri de 1981 à 2013. L’Histoire et la Littérature sont ses sujets de prédilection. Il a été administrateur de la Foire Internationale du Livre de Bruxelles (1984 à 1992), il a fondé les éditions Samsa en 1998. Il vit une partie de l’année sur l’île de St-Jean en Grèce, à Patmos.
En savoir plus
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?