Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

Pas un matin ne se lèvera sans que tu n’aies une pensée pour tel ou tel de tes clients qui tue le temps dans sa cellule bien que tu aies bataillé ferme pour que cela n’advienne pas.
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J’étais venu à Dunkerque pour un Guido Reni. Comment un tel tableau avait-il pu échouer à Dunkerque ? Il est vrai qu’on peut tout trouver dans un port, un port comme celui-là, même s’il en est de plus ténébreux. On peut aussi tout espérer de la collection patiemment amassée d’un industriel du Nord, mais le vendeur n’était pas un industriel, seulement un marchand, pas même un petit antiquaire, plutôt un brocanteur. Le tableau ne m’avait tout d’abord pas fort convaincu.
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La figure du pédagogue s’y déploie dans une douloureuse complexité : sa mission est haute, mais les apprenants lui apportent plus de soucis que de bienfaits, l’espace scolaire est le miroir des luttes sociales, l’instituteur, sous-payé, apparaît comme un prolétaire mieux vêtu cherchant à partager son savoir avec d’autres prolétaires…
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Voici une édition du « Tiers-livre de l’architecture » qui correspond à l’extrême actualité des thématiques développées depuis plus de 40 ans par son auteur…
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?
On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…