Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

Quand on connaît la méchanceté de la nature humaine, qui se montre ouvertement dans les libres relations des peuples (tandis que dans l’état civil et juridique elle se voile sous la contrainte du gouvernement), il est toutefois étonnant que le mot « droit » n’ait pas été encore tout à fait banni, comme pédantesque, de la politique guerrière et qu’aucun État n’ait encore eu l’audace de se ranger publiquement à cet avis ; car on cite toujours ingénument Hugo Grotius, Pufendorf, Vattel, d’autres encore (tous déplorables consolateurs), pour justifier une offensive de guerre, quoique leur code, rédigé sous forme philosophique ou diplomatique n’ait pas et ne peut même pas avoir la moindre force de loi (parce que des États, comme tels ne sont soumis à aucune contrainte extérieure commune). Il n’existe pas un seul exemple qu’un État ait jamais été amené par des arguments étayés sur les témoignages d’hommes de cette importance, à renoncer à ses projets.
Préface de Jacques Steiwer
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La poésie est généreuse. Comme l’amitié. Et en effet : un poète et un ami généreux, tel fut bien Lucien Noullez. Ce liber amicorum en témoigne, qui réunit les textes et contributions de quelques amis et lecteurs, parmi tous ceux que la rencontre, régulière ou ponctuelle, de Lucien Noullez a marqués, et même transformés. Que ce recueil soit donc un hommage, l’expression d’une reconnaissance et l’occasion d’un partage !
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Nous sommes le 14 juin 1969, sur la Sarthe le vent se lève. Il est accompagné d’un silence lourd et pesant. Il est 13h50, et c’est l’Heure H de mon histoire.
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Ce livre raconte cette fabuleuse aventure, il traite naturellement de la relation de l’arbre avec l’agriculture, à travers l’expérience du quotidien au domaine de l’Apocalypse. Il pose un regard sur les générations présentes et passées, dans l’espoir d’encourager chacun à renouer avec leur passé agricole.
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Justine Kasa-Vubu est la quatrième de la fratrie Kasa-Vubu. Justine naît en 1951, neuf ans avant l’Indépendance, dix-huit ans avant le décès de son père Joseph qui, voyant le désastre de l’Indépendance se profiler, aura la présence d’esprit de l’envoyer en Suisse – et peut-être de la sauver – pour ses études. Il aura eu le temps de lui transmettre ses convictions et ses croyances profondes, avec pour mission de les diffuser et de les développer. Justine passera sa vie à porter cette mission à bout de bras, sans relâche, à travers le monde et l’adversité.
C’est ce destin, riche, passionnant et émouvant, qu’elle nous raconte à travers ces confidences. Nous n’en révélerons pas l’épilogue, sinon qu’aujourd’hui, ce Congo déchiré, tant aimé, semble être à vendre.
À quel prix ?
On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…