Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

La beauté n’est pas un mot, un concept, utilisé en biologie pour définir des organismes vivants. Le scientifique sérieux n’applique pas le terme « magnifique » aux formes, aux couleurs et aux sons, parce que la beauté dépend des yeux de celui qui regarde, elle est associée à une sensibilité subjective qui est inspirée par les propriétés physiques de l’objet magnifique.
Elle ne peut pas être mesurée, et, pourtant, le ressentiment que nous éprouvons face à la beauté des plantes et des animaux exerce une fonction équivalente dans la nature à celle de l’art dans la culture humaine…
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Comme il m’a été douloureux de devoir plaider en étant certain d’avance que je m’évertuerais en pure peine et que tout ce que je pourrais dire, dussé-je en être foncièrement persuadé, n’aurait aucun impact sur le jugement à venir…
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Ce serait une belle revanche sur ces dernières années où leur vie s’était cantonnée à ces quatre murs, avec comme unique passe-temps, les activités pour moribonds que cette résidence offrait. Elles détestaient les films en noir et blanc, les coupes à bigoudis offertes par des coiffeurs débutants et, surtout, le bingo où on gagnait des compotes de pommes plutôt que de l’argent…
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DANS CE VOLUME : les annexes (sources, bibliographie, notes) relatives à la biographie consacrée à Henri La Fontaine par Pierre Van den Dungen aux éditions Samsa (ISBN 978-2-87593-402-4), Bruxelles, 478 pages, nov. 2022.
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
La culture est une question d’affinités électives, de politique, pas d’algorithmes, d’institutions, de tableaux excel, de cases à cocher…
On projette de placer des cages Faraday à l’entrée des salles de classes pour museler les smartphones, au lieu de construire des bibliothèques avec les jeunes. Ce sont en fait ces jeunes qu’on enferme dans des cages. La bêtise est consommée.