Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.

À ce jour, le genre humain n’a pas trouvé une manière de vivre ensemble qui permettrait à tous – égalitairement – de se nourrir et de mener une vie modestement heureuse et exempte des soucis existentiels les plus élémentaires. La rapine de quelques-uns a servi de prétexte à une interprétation faussement darwiniste « de l’émergence des meilleurs, de la victoire des élites », alors que le vrai darwinisme vise simplement une survivance des plus adaptés. Or, avec le brigandage actuel de ses ressources naturelles, l’espèce humaine risque, à plus ou moins courte échéance, d’arriver à une inadaptation totale, d’autant plus qu’elle se menace elle-même de stocks nucléaires incontrôlables et fatidiques…
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Oui, Ligne trouva chez ces académiciens belges des adeptes de haut lignage, dont la lignée fut inaugurée par Louis Dumont-Wilden. Il s'imposait, à l'occasion de son bicentenaire, d'aligner les écrits qu'ils lui ont consacrés.
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Claude Haumont a été prolifique, il laisse des centaines d’inédits conservés aux Archives et Musée de la Littérature (AML). Les Cent poèmes d’amour que les éditions Samsa publient ici sont extraits de ces inédits merveilleux.
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C’est avec une sensibilité sans cesse en mouvement que Edwin Zaccai partage ici des expériences de jeunesse transposées en fables où l’imaginaire le dispute à la réalité.
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
On ressent par ailleurs davantage que ce qui est dit, mais nous sommes impuissants à l’exprimer. On utilise des mots creux qui nous frustrent, mais se taire est bien pire. Le silence précipite les mots dans l’oubli ? Où peuvent-ils bien se perdre si ce n’est entre une bouche et une oreille ? Aimer les mots, c’est aimer la langue, comprendre qu’ils sont faibles, c’est chercher à les utiliser…
La culture est une question d’affinités électives, de politique, pas d’algorithmes, d’institutions, de tableaux excel, de cases à cocher…
On projette de placer des cages Faraday à l’entrée des salles de classes pour museler les smartphones, au lieu de construire des bibliothèques avec les jeunes. Ce sont en fait ces jeunes qu’on enferme dans des cages. La bêtise est consommée.