Ripple-Marks - roman
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
Une place de Venise, bordée de façades de maisons, avec au centre un puits. Il bruine légèrement. C’est la fin de la nuit…
En savoir plusNous sommes pendant les années Covid. L’auteur de ce livre est un jeune activiste de gauche, il n’a pas connu la chute du mur de Berlin, mais réalise aujourd’hui que les nazis n’ont jamais disparu de l’histoire, ils sont parmi nous, nous sommes parmi eux. Jakob Springfeld refuse le règne de la violence qui semble à nouveau poindre dans cet Occident qui, pourtant, semblait rêver de liberté et de démocratie, n’était-ce que des mirages dissimulant un monde de croissance et de pouvoir d’achat ? Ses parents semblent même nourrir, aujourd’hui, une sorte de nostalgie de l’Allemagne de l’Est, d’avant la chute du mur, lorsqu’elle était communiste. N’étions nous pas plus heureux, malgré un quotidien plus rude ?
Préface de Jacques Steiwer
En savoir plusMes voisins ont sept filles
Qui fleurent le printemps
Leur maison est jardin
Ce jardin est bouquet
Un bouquet de sept fleurs
En savoir plusJe viens de comprendre que la guérilla urbaine requiert l’invention de mathématiques nouvelles. L’homme à venir ne jaillira pas de l’arithmétique de nos pères.
En savoir plusSamsa sprl est une maison d’édition bruxelloise à caractère littéraire, elle publie essentiellement de l’Histoire et de la Littérature, qu'il s'agisse de rééditions patrimoniales, d'ouvrages poétiques ou de romans contemporains… Elle est active depuis août 1999.
Ripple-marks (1976) est peut-être le plus grave des livres de Muno.
« Il n’a jamais eu l’esprit pratique, mon Augustin ! C’est un rêveur, toujours dans la lune, dans les nuages, à cogiter, à se triturer les méninges ! Aucun sens des réalités ! Sauf pour sa carrière, il faut le lui reconnaître. Là, il a su y faire. Quand on pense qu’elle a commencé ici, dans un bled comme Thagaste, sa ville natale, il y a seulement quatorze…, non, même pas, il y a treize ans. Frais émoulu professeur ès lettres. Qu’est-ce que j’étais fière de lui, moi sa petite femme, quand je le regardais partir le matin à son cours. Je me tenais sur le seuil de la maison, notre petit loustic dans les bras, et je lui disais : “Fais au revoir à papa !” »
La Renaissance : On pourrait parler de « théâtre policier », à suspens, mais avec des caractères torturés qui se posent pas mal de questions sur notre société.
Providence : Andrea trace sa souffrance sur le fil d’une voie ferrée, comme un rail de traveling… Depuis que ses parents ont déserté la maison familiale et que sa sœur l’a abandonnée pour suivre un homme, Andrea, livrée à elle-même, vit en cachette dans sa propriété condamnée. Un matin, alors qu’elle s’amuse à jouer la funambule sur son rail (une poupée de chiffon à la main), elle rencontre Sam, un garçon qui ressent, parfois, des choses…